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1323. Ball-trap littéraire

Les critiques littéraires poussent rarement l’audace du côté de la virulence. Il n’y a guère que Chevillard pour abattre des Nobel en plein vol et Claro pour l’imiter sur des pigeons d’argile. (De son côté, Marsac préfère les épouvantails à Moixneau.)

C’est l’un des signes du dynamisme de la littérature d’aujourd’hui. La critique littéraire digère son capital de nuisance symbolique. Elle regarde passer le train des choses. Tout est bon dans la vache et son meuglement. Tout est bon à contempler à travers la vitre du compartiment.

Certes, la virulence n’est pas le signe d’une acuité de jugement. Mais il en est du jugement comme de la syntaxe : à trop tourner autour du pot, on finit par ne plus rien comprendre aux raisons qui nous font faire pipi dans notre culotte.

Immanquablement.

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