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1295. Priorité aux varices

Van Eyck et la lectureSeuls les éditeurs subventionnés par les régions et le CNL se déclarent farouchement indépendants.

Seuls les éditeurs indépendants exploitent une main-d’œuvre à bas coûts indispensable à leur survie.

Mais tous les éditeurs, aux goûts indépendants, aiment le monolinguisme français qui produit, en série et au choix, un romanesque de sortie de couches, une pensée pour passage clouté, la poésie de M. Gourdin et la critique de JeanTéflon.

Toute une vie de Jan Zabrana, Chez Allia depuis 2005, décrit avec un demi-siècle d’avance cette réussite à l’Ouest du totalitarisme de la pensée commune – la liberté de publier nous est donnée en prime.

« C’est ce type de livres qu’“ils” font publier aujourd’hui – aussi éloignés que possible de la réalité (mais pas dépourvus d’une renommée littéraire, pas des petits polars trop limpides), des livres sans conséquence, inoffensifs, comme faits exprès pour la sieste et le rot d’après déjeuner… »

« Plus on est rassis, desséché, éreinté, désarmé – plus on est acceptable. Priorité aux calvities. Priorité aux varices. Priorité aux dentiers. Avec tout ça, on peut espérer un prix. »

« Ferrari et Audi : deux fesses d’un même cul. »

(Les noms sont interchangeables.)

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