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256.

Plutôt Queneau.

 

Je viens d’acquérir pour une somme proportionnelle l’un des prépuces originaux de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline, converti sur la fin de sa vie, me dit le
brocanteur expert où je l’ai acheté, à un hygiénisme compulsif – Couic tous les matins.

 

– Mais oui, vous avez raison. Toute bonne littérature se doit de faire jaillir la part d’ombre de notre humanité, répondis-je à cet écrivain en lui faisant les
poches (carte bleue, biftons, clés de son appart, main dans la culotte de sa femme).

 

Céline, c’est un peu la révolte de l’académie, l’adolescence universitaire, le fausset des générations, le besoin d’avoir l’air méchant – notre symptôme
national.