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Braire ou brouter : ont-ils choisi ?


Je reste optimiste. Le nombre de libraires indépendants fustigeant le grand capital ne faiblit pas sur Facebook.

 

L’article intéressant que Le Monde diplomatique consacre ce mois-ci à Amazon m’apprend quelques détails supplémentaires sur l’entreprise elle aussi subventionnée. Son patron a eu l’idée d’engager des chèvres pour tondre les
abords de ses entrepôts japonais. Badgées, photographiées, numérotées, elles sont soumises à la même discipline que les employés.


Optimiste lui aussi, un ami libraire m’offre généreusement les fruits de sa réflexion, que je vous livre à mon tour, appelant statistiques et confessions :
« Le petit monde professoral, autrefois le plus prescripteur, abandonne aujourd’hui sa fonction primale à l’adoration d’Amazon, comme il fit jadis la prospérité de la FNAC. »

 

Ainsi, les services de presse envoyés chaque mois alimenteraient les rayons du bar-librairie tenu par le patron du Matricule des anges ont-ils des aides
?

 

 

Job et Jérémie, libraires indépendants

 

[Extrait 7]

– Job ?
– Hum ?
– C’est quoi cette chèvre dans la librairie ?!
– La nouvelle intérimaire.