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Les petits éditeurs militants qui impriment sans déprime hors des frontières hexagonales chez nos voisins d’Europe les moins lotis confirment évidemment que le travail à bas prix enrichit les pauvres. La formule bien rodée permet des résistances comptables subventionnées sur fonds publics. Aux éditions de l’Attente, Loin, de Marie Borel, que je viens d’acheter d’enthousiasme, est de ces livres. Comme dirait Gide, cela me gâte mon plaisir. Mais pourquoi pas, finalement et tout au fond ? Les royalties sont ajustées sur le salaire moyen des écrivains bulgares (bientôt le prix du livre).

Je propose le boycott immédiat des livres imprimés à bas coût (au bord du Casse-pied).

Il semblerait plus judicieux d’importer de ces pays-là, francophones et francophiles, un lectorat féru des livres de poésie que le bobo français n’est plus depuis longtemps en mesure de déchiffrer.

— C’est d’un mauvais esprit, je vous l’accorde. Mais des plus efficaces.